Fragment 16

Dans la lumière de l’aube
Au milieu du réveil des oiseaux
De leurs chants de salutation effusifs
Je n’entends pas le tien

Ce matin je sais que je ne sais rien
Que l’on a tort de penser que tous les oiseaux de la veille vont chanter au petit matin
Et si certains manquements de mélodies ne nous accablent pas
Car on ne les entend pas
Parfois l’oreille saigne
Et le cœur
Car il ne chante plus juste
Il faut du temps pour retrouver
Un semblant d’harmonie

Ce matin je sais que je ne sais rien
Est-ce ta droiture qui t’a emportée
Ton intransigeance courageuse
La justesse de tes combats
Pour lesquels tu as perdu des plumes
Ou est-ce un chancèlement secret

Toi tu étais des oiseaux qui chantent
Leur force, leur résilience, leurs luttes
Leur espoir
Et tu les aimais
Tu les écoutais pour te ressourcer
À l’aube ou au crépuscule
Mais parfois la nuit ne finit pas

Je t’écris depuis le chœur des oiseaux
Qui chante parfois tes notes
Une perle au coin des yeux
Je voudrais te dire que tu résonnes dans les arbres et les montagnes
Qui te connaissent tant.



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