Parfois je sens au creux de mon ventre
Ta place initiale
Comme une trace vivante
Du voyage fusionnel de nos corps
Ces neuf mois où tu as habité ma maison
La plus intime
Au plus près des frissons, des turbulences et des histoires
Quand tu n’es pas là
J’ai parfois l’impression
Fugace mais vive
De ressentir le vide de cette maison-là
Qui voudrait t’abriter toujours
Et quand
Trop plein de toi
Je rêve d’être seule
D’un corps à moi
D’une tête disponible à l’errance
Toujours l’ambivalence
D’une grande envie de prendre le large
Mais que ma barque tangue sans toi.
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