Fragment 6

Avec l’aurore l’émoi
Ivresse ici et là
Petite pousse gravite en moi
Sans y penser tu es là

Comment te perdre
Toi qui n’es rien qu’alors
Absent sur Terre
Trésor de mon corps

Invisible aux yeux du monde
Aimé.e à la première seconde
T’existes que pour quelques-uns
De nos cœurs mal-sereins

Et quand tout disparaît
Comme dans un mirage
Que reste-t-il
Sur nos rivages ?

Tout c’qui s’était transformé
Se déforme pour balayer
Nos horizons dessinés
Dans le silence, cachés

On peut entendre le vide
D’une coquille blessée
Que la vie vient d’habiter
Que la vie vient de marquer

Douleur fantôme
Jeu de nos génomes
Mon corps est vide
De toi.



Laisser un commentaire